Pratiquement dès le début du SEL, des personnes nous témoignent qu'ils sont parfois un peu découragés de ne pas trouver rapidement des réponses positives à leur demande ou leur offre. Il est vrai que de par notre mode de fonctionnement, chacun est libre d'accepter ou de refuser de faire un échange pour toutes sortes de raisons parfaitement recevables. Il peut être intéressant de savoir si cette disponibilité pourrait peut-être s'organiser plus tard qu'envisagée au départ, ou alors si la proposition est en réalité obsolète. Dans ce cas, il serait judicieux de proposer à son interlocuteur/trice de la signaler au secrétariat du SEL pour la faire annuler...
Cela rejoint ce que nous répétons régulièrement : n'hésitez pas à réactualiser vos offres/demandes, en particulièrement suite à la réception de votre compte personnel annuel qui arrive avec le bulletin de juin, accompagné de l'ensemble de vos propositions en cours. Cela ferait gagner du temps à tout le monde et l'équipe du comité est toujours à disposition pour prendre note d'un message par téléphone, par émail, petit mot et/ou autour d'un café... Ceci dit, quelques domaines sont couverts par plusieurs personnes et après quelques contacts, en expliquant clairement ce dont on a besoin, il arrive souvent de trouver « chaussure à son pied ». Participer aux rencontres aide aussi à mettre un visage sur un nom et dénouer certaines appréhensions.
Bref, les coups de main sont partout très recherchés : petites, moyennes et grandes structures disent toutes la même chose. Alors courage et détermination !
Pour le comité, E. Samba
Par les temps troublés et particulièrement déstabilisants de notre époque, il n'est peut-être pas inutile de savoir contre quoi notre résistance démocratique doit réfléchir et s'orienter. Il semble clair que les nouveaux « Tontons Flingueurs », après ceux de Blier et Ventura, soient en ordre de bataille pour pulvériser l'Etat-nation, cet ennemi qui a l'outrecuidance de créer des impôts et distribuer des subventions à la plèbe. Libertariens, anarcho-capitalistes, avec de très gros moyens, les Thiel, Musk, Trump et consorts, sont convaincus que « nous vivons les derniers jours d'un monde très ancien » avec un Etat structuré et ont commencé à pratiquer un Crack-Up capitalism, c-à-d un capitalisme à fragmentation.
L'idée de base est de faire sécession du reste de la population et s'installer dans des résidences fermées, des îles artificielles, des plateformes flottantes, des paquebots-bureaux. Déjà, Musk est en train de faire bâtir des villes privées, auto-organisées non par une police, mais par des chasseurs de primes et régies par des entreprises de son groupe. Puissent fleurir 1000 « zones économiques spéciales », « ports francs », « parcs d'affaires » : des Hongkong, Singapour, Dubaï partout. Ce dernier est particulièrement mirobolant : super-paradis fiscal, propriété d'un clan familial, économie entièrement fondée sur la spéculation immobilière (avec beaucoup d'appartements luxueux vides), aucune vie politique, pas de syndicats. Pour construire et entretenir tout ce petit monde, des ouvriers surtout venus d'Asie, à qui sont retirés le passeport et soumis à des conditions de travail infernales et méprisantes. La Chine concilie, de son côté, parti unique et zones franches multiples...
Pourtant, durant la crise du Covid-19, les Etats sont arrivés, vaille que vaille, à juguler l'épidémie, mais lors de la prochaine peste, que choisiront les nouveaux mousquetaires des temps neufs : île flottante ou paquebot ?
Tiré du Canard Enchaîné, fév. 2025 E.S.
Soumis à une société de l'image, avec sa faculté de façonner nos désirs et véhiculer des normes de conduite, on sait que l'image n'est pas la réalité, avec ses versions au mieux tronquées ou pire magnifiées. Accusée de standardiser nos imaginaires, elle empêche l'exercice autonome de notre imagination
En réalité, nous sommes prisonniers d'une nouvelle Caverne, en référence de celle de Platon, dont notre connaissance du monde ne s'appuye que sur des ombres sur les parois. Maintenus dans un état d'hébétude critique et affective, entravant la libre pensée, de fait ce qui nous hypnotise, ce sont les récits : l'image a un tel pouvoir de captation de l'attention que dans la mesure où elle est engagée dans des trames narratives qui constituent autant de récits dominants contribuant à maintenir un statu quo : couple, entrepreneuriat de soi, carrière, etc. Bertrand Cochard, philosophe spécialiste de Guy Debord propose une analyse des séries où la Caverne est remplie de récits qui, loin de faire bouger les êtres, les enfoncent dans l'illusion de l'action.
Plus que l'image, on trouve le récit partout : dans l'idéologie du développement personnel, où on apprend qu'il suffit de changer son récit pour changer sa vie, dans l'entreprise où les salariés sont invités à se fédérer autour d'un récit commun, sous peine d'être ostracisés, en politique où les spin doctors règnent en maîtres sur l'art du storytelling, dans les divertissements où il est désormais usuel de remplir son temps libre en se faisant raconter des histoires, pour « passer le temps ».
Le travail nous a tellement habitués à être occupés sans décider librement, que face à un choix, on est confronté à un vide angoissant. Aussi on se décharge de la responsabilité de le remplir par soi-même.
On peut se rappeler que les philosophes grecs déjà préconisaient le « pan metron », de la mesure en toutes choses, à l'opposé des grandes plateformes de VOD qui satisfont notre attachement à la fiction, à du « divertissement à l'infini ». Moins, c'est sûrement mieux.
Tiré de la revue Moins, juil-août 2024
« Ne prenez pas à la légère les plus petits actes de bonté. Les gouttes d'eau en s'ajoutant remplissent une immense jarre »
« Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous »
Gandhi
« Le plus important, c'est d'apprécier les petits soleils de chaque jour. Un sourire, un mot d'encouragement, un échange, un petit plaisir ou un grand... Tout ce qui nous rend heureux, vivants. Tous les petits soleils qui illuminent nos journées et à côté desquels il ne faut surtout pas passer »
Ondine Kilayat
« La bonne nouvelle, c'est que chacun de nous possède déjà en lui-même une capacité illimitée à Aimer et à s'Aimer »
Pierre Pradervand